
16 pays dénoncent l’expansion des colonies en Cisjordanie
Quatorze pays européens et alliés, dont la France, le Royaume-Uni, le Canada et le Japon, ont publié un communiqué pour condamner l’approbation par le gouvernement israélien de la création de 19 nouvelles colonies en Cisjordanie. Ils demandent à Israël de revenir sur cette décision et de mettre fin à l’expansion des colonies, soulignant l’impact négatif de cette politique sur la stabilité régionale.
Pourquoi ces annonces inquiètent-elles la communauté internationale ?
Les signataires estiment que l’approbation unilatérale de nouvelles implantations constitue une violation du droit international et menace les perspectives de paix. Ils mettent en avant plusieurs risques concrets :
- Affaiblissement du processus de paix et des efforts diplomatiques en cours.
- Entrave à la mise en œuvre d’un plan de paix pour Gaza et à une éventuelle seconde phase des négociations.
- Accroissement des tensions sur le terrain entre colons et Palestiniens.
Contexte et chiffres clés
La colonisation en Cisjordanie s’inscrit dans une dynamique de longue durée, intensifiée dernièrement :
- Depuis 1967, tous les gouvernements israéliens ont vu se développer des implantations.
- Plus de 500 000 Israéliens vivent aujourd’hui en Cisjordanie, en dehors de Jérusalem-Est.
- Environ 3 millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, créant un rapport démographique et territorial complexe.
Position et demandes des pays signataires
Le groupe appelle explicitement Tel-Aviv à :
- Annuler l’approbation des 19 nouvelles colonies.
- Cesser toute expansion des colonies conformément à la résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU.
- Soutenir le droit à l’autodétermination des Palestiniens.
Implications pour la solution à deux États
Les États signataires réaffirment leur attachement à une paix juste et durable reposant sur la solution des deux États, où Israël et la Palestine vivraient côte à côte en sécurité et reconnaissance mutuelle. Ils estiment que la poursuite de la colonisation compromet :
- La viabilité territoriale d’un futur État palestinien.
- La confiance nécessaire aux négociations diplomatiques.
- La sécurité et la stabilité à long terme de l’ensemble de la région.
Exemples concrets et perspectives
Des exemples récents montrent comment l’expansion affecte quotidiennement la population :
- Accaparement de terres agricoles palestiniennes pour de nouveaux lotissements.
- Restrictions d’accès à des ressources et infrastructures partagées (routes, eau).
- Multiplication d’incidents violents et de démolitions de structures palestiniennes.
Les signataires espèrent que la pression diplomatique, conjuguée à des initiatives internationales et à un dialogue renforcé, pourra freiner cette dynamique et raviver les conditions d’un compromis politique réaliste et fondé sur le droit international.







