Les célébrités à la recherche de protection : l’émergence des marques déposées
Récemment, des célébrités telles que Taylor Swift, Matthew McConaughey et Jeremy Clarkson ont commencé à utiliser la législation sur les marques déposées pour protéger des éléments de leur identité liés à leur marque. Cette approche juridique, encore peu éprouvée, vise à combler un vide que la législation sur le droit d’auteur n’a pas été conçue pour remplir. Par exemple, Swift a enregistré des marques sensibles liées à son célèbre « Hey, c’est Taylor », ainsi qu’une image spécifique de son Eras Tour.
- Médias et marques : McConaughey a également fait parler de lui avec l’enregistrement de huit marques, incluant son visage et sa voix, comme son célèbre « All right, all right, all right ».
- Réaction face à la désinformation : Clarkson a breveté l’image de son visage en réponse à des faux posts sur les réseaux sociaux en 2024 le montrant en train de soutenir des cryptomonnaies.
La montée des deepfakes et ses conséquences
La technologie de l’IA générative pose une menace grandissante pour l’identité de chacun, donnant la possibilité à quiconque de devenir victime d’un deepfake ou d’un clone vocal. Pour les célébrités, cela représente des enjeux particulièrement élevés, car la reproduction de leur image, de leur voix ou de leur ressemblance est désormais plus facile que jamais, entraînant des atteintes potentielles à leur réputation ou des soutiens commerciaux fallacieux.
- Les droits à l’image aux États-Unis varient d’un État à l’autre et ne sont pas uniformes.
- En Australie, il n’y a pas de lois équivalentes, rendant les célébrités plus vulnérables.
Comprendre les marques déposées et leur différence avec le droit d’auteur
Une marque déposée se définit comme un logo, un mot ou une phrase qui distingue l’identité d’une marque. Par exemple, le célèbre arc doré représentant McDonald’s est un symbole sans équivoque de sa marque. Les marques peuvent également être non traditionnelles, telles que des marques sensorielles incluant des sons ou des textures. En revanche, le droit d’auteur vise à protéger les œuvres créatives telles que des livres ou des chansons, et ce, de manière automatique sous certaines conditions.
Les limites du droit d’auteur face aux avancées technologiques
La législation sur le droit d’auteur n’est pas toujours adaptée aux défis posés par les matériaux générés par l’IA. Les œuvres AI, même si elles sont basées sur des enregistrements existants, sont souvent une synthèse de plusieurs sources. Cela rend difficile l’établissement d’une infraction, car il faut prouver que l’œuvre suspecte est « substantiellement similaire » à l’originale, ce qui peut être complexe à démontrer.
L’intrication des marques déposées et des infractions
Il est crucial de comprendre que les célébrités ne protègent pas seulement leur voix ou leur visage en général, mais plutôt des aspects spécifiques de leur identité, tels que des phrases emblématiques ou des éléments de performance, liés à leur marque. La violation de marque repose sur le concept de « probabilité de confusion », où le tribunal étudie si l’infraction présumée pourrait induire une confusion chez le consommateur.
Les implications de ces nouvelles stratégies légales sont encore à explorer, car les marques n’ont pas été testées en justice. L’avenir de cette législation face à des cas d’IA et des deepfakes reste incertain, notamment sur la manière de démontrer l’utilisation continue de ces marques sans créer de confusion pour le public.
Il faut garder à l’esprit que, bien que cette évolution légale soit prometteuse, elle est loin d’être une panacée pour les célébrités. La créativité dans l’adaptation des lois face aux défis de l’IA est plus que jamais nécessaire.








