Une réalisatrice engagée
Poh Si Teng, longue carrière de productrice et journaliste, signe avec American Doctor son premier long métrage en tant que réalisatrice, présenté en avant‑première mondiale à Sundance et au CPH:DOX lors d’une session animée par Thom Powers. Exemple précis : après des années à produire des documentaires comme Patrice: The Movie, elle explique qu’elle a choisi d’aider d’autres réalisateurs plutôt que de se mettre en lumière, estimant que ses compétences servaient mieux à pousser des visions existantes.
La genèse du film et ses motivations
Face à la montée de la violence à Gaza, Poh Si Teng confie avoir « n’avoir plus de mots », puis « être passée par la colère et le désespoir », ce qui l’a poussée à agir : elle a quitté son emploi et vidé ses économies pour financer le projet, déclarant avoir investi environ 150 000 $. Exemples concrets de motivations :
- Répondre à l’impuissance personnelle face aux massacres.
- Documenter le travail humanitaire pour en faire un témoignage public.
- Donner une forme de vérité face à l’indifférence médiatique.
Des témoins médicaux sur le front
Le film suit des médecins fournissant des soins d’urgence à Gaza, notamment le Dr. Mark Perlmutter, le Dr. Thaer Ahmad et le Dr. Feroze Sidhwa, que Teng présente comme des conteurs et des héros du quotidien. Exemple précis : les deux cadreurs locaux impliqués avaient chacun cinq enfants et se sont isolés de leurs familles pour tourner, prenant des risques extrêmes où « on tire sur les gens qui ont des caméras ». Points clés :
- Récits de terrain qui humanisent les soignants.
- Risques concrets pour les journalistes et l’équipe.
- Engagement personnel des protagonistes malgré les pertes.
Financement, sacrifices et chronologie
La production, initiée en décembre 2024 et menée pendant un an, s’est faite dans la précarité : l’équipe a accepté une rémunération réduite pour mener le projet à bien et la réalisatrice a ensuite levé près de 200 000 $ en dons en espèces grâce au soutien de sa communauté en Malaisie. Exemples et étapes clés :
- Investissement initial personnel (~150 000 $).
- Sacrifices des techniciens et acceptation de moins de salaire.
- Levée de fonds publique (près de 200 000 $) pour achever le montage et la post‑production.
Créer un enregistrement fidèle et résistant
Teng a voulu faire de American Doctor un « enregistrement durable » des médecins qui se sont tenus sur le terrain quand « ça comptait tant ». Elle évoque l’indifférence administrative — lettre envoyée à des autorités sans réponse — et la volonté de laisser une trace pour les générations futures : « même si personne ne s’en soucie, nous le ferons pour nous et nos enfants ». Exemples d’objectifs :
- Documenter l’action de plus de 100 médecins internationaux.
- Protéger la mémoire des sacrifices médicaux en temps de guerre.
- Sensibiliser les publics et créer des archives fiables.
Impact attendu et appel à l’engagement
Soutenue par la société américaine Watermelon Pictures, la réalisatrice espère que le film incitera à l’indignation et à l’action : « Si les gens le voient, ils ne resteront pas indifférents ». Elle rappelle aussi l’importance du vote lors des scrutins — une occasion, selon elle, de dire non aux violences contre les civils. Actions concrètes proposées en exemple :
- Voir et partager le film pour amplifier la voix des soignants.
- Soutenir les journalistes et les ONG qui opèrent sur le terrain.
- Exercer son droit de vote pour traduire des valeurs humanitaires en choix politiques.
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